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Blog > Joaillerie > Bagues28/06/2016

Bague de fiançailles

La bague de Fiançailles

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L’histoire de la bague de fiançailles

De tous les bijoux, la bague est le plus apprécié et le plus utilisé, et ce depuis tous temps. En effet c’est celui qui est le plus précieux, et celui qui, avec le temps nous le verrons, prendra le plus de significations, et notamment bien sûr au travers de la bague de fiançailles.  Celle-ci  est une tradition dans tous les pays, au travers les différentes religions et les différentes cultures.

Commençons notre voyage en Egypte, à cette époque le mariage ne prend aucune allure officielle et n’est pas l’occasion de cérémonie.  Deux époux sont considérés ensemble dés le moment où ils partagent leur maison. Le statut de la femme ne change pas.  Un anneau est donné à la femme, il est souvent en fer, ou parfois en or.

De même, en Grèce, le mariage est un accord oral et se conclu par un simple échange de poignée de mains.

Dans la Rome antique, les fiançailles se disent « Sponsalia » et le mariage est un contrat. A cette époque bien sûr il n’est pas encore question de mariage d’amour, on se marie pour de l’argent, des terres, une situation...  L’amour, si on est chanceux peut venir plus tard lorsqu’on s’attache l’un à l’autre. La descendance hérite du nom du père et de sa fortune. L’anneau se passe à l’annulaire de la main gauche. En effet, selon la croyance ce doigt est relié au cœur par une veine qui remonte directement au cœur. Ainsi, en mettant une bague à ce doigt, cela signifie que notre cœur appartient à celui qui nous l’a offert. Souvent sont gravés sur les bagues deux mains qui se serrent, en rappel de la promesse des époux unis.

Au Moyen-Age, le mariage est célébré sur le parvis de l’Eglise , les nouveaux époux se passent la bague et échange un baiser. Pour autant l’amour n’est toujours pas un fondement de l’union.

De la Renaissance au XVIIème siècle, durant la période d’attente entre les fiançailles et le mariage, les futurs époux doivent porter des anneaux qui s’ornent petit à petit de pierres ou de perles, qui sont un symbole de pureté.

Cependant, le diamant n’est toujours pas utilisé car Saint Louis interdisait aux femmes d’en porter, car il considérait que c’est la pierre de la Vierge, seule femme assez pure et digne pour les porter.

A cette époque d’ailleurs les diamants ne sont pas taillés, l’octaèdre, une de ses formes cristalline, est montée la pointe vers le haut.

Les bagues et parures qui s’enrichissaient de pierres étaient réservées à l’élite, et les hommes issus d'un milieu plus modeste offraient un dé à coudre à leurs promises...

Au XVIIIème siècle, le mariage fait désormais l'objet d'un vrai cérémonial. Souvent, la bague de fiançailles représente deux mains qui tiennent un cœur couronné, ou les initiales des deux époux. La bague peut être ornée de diamants (taille ancienne) et d'émail. L'homme devait avoir le consentement de ses parents s'il avait moins de 30 ans, et moins de 25 ans pour la femme. Cette dernière devait apporter une dot lorsqu'elle était mariée, ce qui représentait une lourde charge financière pour les parents.

A cette époque, des progrès ont été réalisés en terme de taille des pierres, de nouvelles formes apparaissent, notamment le « cabochon », cette fameuse taille de forme arrondie. Le style des bagues est dit « Jardin » car les motifs floraux et végétaux sont à la mode.

Durant le 1er Empire, deux influences majeures sont notables : Le néoclassicisme, les bagues sont plus épurées, simplement ornées de pierres de belle taille.

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Crédits: Bague de fiançailles offerte en 1796 par Napoléon Bonaparte à Joséphine de Beauharnais

Le romantisme, l'esprit est à la nature, à la discrétion et à la simplicité. A cette époque où les sentiments des hommes ont la part belle, on accorde beaucoup d'importance à la bague de fiançailles. On retrouve des anneaux sur lesquels sont gravés des feuilles de lierres, symbole d'attachement, des mains qui tiennent une fleur, ou encore des bagues représentant deux serpents qui s'enroulent l'un autour de l'autre, scellant une union pour l'éternité.

Dans les milieux plus modestes, on retrouve la symbolique romaine : l'anneau représentant la main de l'homme tenant la main de sa femme. Anecdote venue de Provence : le jeune homme pouvait offrir à son amoureuse une petite bague en verre surmontée d'une souris, attribut de timidité. Souvent bien sûr à force d'être porté, l'anneau en verre se cassait pouvant blesser la jeune femme. De là vient le nom de cet anneau : la bague d'aïe. Cette bague illustrait les sentiments éphémères, pouvant se briser, brisant parfois aussi les cœurs.

Sous Napoléon III, c'est l'arrivée des grands bijoutiers tels que Cartier et Boucheron à Paris. Cela coïncide avec la découverte d'importantes mines de diamants, saphirs et rubis en Afrique du Sud. On perfectionne encore la taille des pierres qui brillent de plus en plus avec leurs nombreuses

facettes. C'est le temps des bagues marquises. Les bagues marguerites sont à cette période les bagues de fiançailles « classiques ». Il y a aussi la bague « Duchesse », le « Toi et Moi », le « S »... Les diamants de taille importante étaient souvent gravés, à l'aide d'un autre diamant.

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Crédits: Rieunier: Tremine Hadrian

Arrive l'exposition universelle en 1900 et le style « Art Nouveau ». Les bijoux n'échappent pas à la mode actuelle qui transforme tout en courbes. C'est le règne de la nature, les corps des femmes se défont. Les perles sont très employées, ainsi que les opales et l'émail. Les bagues sont décorées de motifs végétaux.

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Crédits: Rieunier: Broche Art nouveau en or ornée de perles fines

Mais avec l'arrivée de la guerre en 1914, cet esprit s'éteint. Les métaux précieux sont difficiles à trouver pour faire les bijoux et des bagues d'aluminium seront retrouvées dans les tranchées.

Au début des années 1920, un nouveau style apparaît, c'est bien sûr le célèbre style Art Déco, avec le début des lignes plus sobres et plus simples.

Cette période est exceptionnelle en terme de création joaillière et de qualité des bijoux. Les pierres sont taillées en trapèzes et autres figures géométriques tel que le « pain de sucre ». Le platine est très utilisé (le poinçon est apparu en 1914 pour le différencier de l'or blanc). C'est un métal très cher, de très bonne qualité et résistant.

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Crédits: Rieunier: Bague Art Déco à motifs géométriques ornée d’un saphir taille « poire » entouré de diamants.

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En 1937, Jean Cocteau crée un modèle de bague représentant trois anneaux entrelacés faits de trois ors différents qu'il souhaite offrir à son ami Raymond Radiguet. C'est à Cartier qu'est confié la réalisation. Son design et le mélange des trois ors en font un modèle inédit en joaillerie. Cette bague connaîtra un vif succès (c'est en 1998 qu'elle sera baptisée « Trinity » par Cartier).

Entre 1940 et 1950, période sombre de guerre, l'or devient plus rare, le platine est perquisitionné, alors on fait fondre, on donne les bijoux de famille. Et plutôt que d'avoir plein de petits bijoux, difficiles à transporter, que l'on peut perdre facilement dans un temps ou il faut pouvoir s'enfuir rapidement si cela est nécessaire, on fabrique de gros bijoux, épais, volumineux.

Ces bijoux deviendront asymétriques, sculpturaux. Leurs créateurs ? Picasso, Braque, Dali... Ce sont les fameux bijoux « Tank », en référence aux chars qui sillonnaient le pays...

Comme les frontières se ferment à cause de la guerre, il est difficile de trouver rubis, saphirs et autres pierres. Qu'à cela ne tiennent, on utilise les pierres synthétiques, c'est à dire fabriquées par l'homme et qui ressemblent fortement aux pierres naturelles. Ces bijoux, devenus rares, sont classés comme objets d'art. D'ailleurs il ne serait pas bienvenu aujourd'hui de vouloir remplacer ces pierres synthétiques par de vraies pierres en pensant que le bijou prendrait plus de valeur. Au contraire, il ne serait plus considéré comme « authentique » et en perdrait immédiatement.

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Crédits: Rieunier: Bague « Tank » en platine et or blanc.

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Retour de tendance

Depuis quelque temps, le classique marque son retour par la réapparition de la bague « Toi et Moi », « Marguerite »...

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Crédits: Getty image

La fameuse bague marguerite de Kate Middleton. Saphir et diamants. La bague de fiançailles survit toujours, c'est un bijou chargé d'histoire, de sentiments, qui se transmet au sein des familles. Aujourd'hui, l'union de deux personnes est marquée par l'amour et la fidélité et c'est ce que représente la bague de fiançailles. Les formes des modèles du passé sont souvent reprises, à chacun d'y mettre sa signification personnelle.

Désormais, il est aussi d’usage que la fiancée offre un cadeau à son époux pour marquer leur union, souvent il s’agit d’une montre.

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Crédits: Rieunier: Tremine Hadrian

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Pour changer du traditionnel saphir bleu, ce saphir jaune accompagné de deux diamants triangles de chaque côté.

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Crédits: Rieunier: Tremine Hadrian

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